La médiation au Centre d’Art Contemporain a pour objectif d’être à la pointe de sa discipline, sur le plan national et international. Développée par microsillons*, un collectif d’«artistes-médiateurs» , elle propose aux différents publics du Centre de jouer un rôle actif dans la vie de l’institution, à travers de projets spécifiques et parfois menés hors les murs.
L’approche de microsillons consiste à impliquer des «publics-participants» dans des collaborations à long terme. Chacun de ces projets comporte une phase publique (exposition, rencontres, projections, etc.). Leur travail traverse les disciplines et cherche à situer la médiation culturelle dans un champ qui dépasse celui de l’art : il ne s’agit plus alors d’expliquer les pratiques artistiques en dirigeant la lecture des publics, mais de collaborer avec eux pour ouvrir des espaces de réflexion, de critique, de création et de recherche autour de l’art.
Une proposition unique et sur mesure est faite à chaque groupe qui travaille dans le cadre du Centre. Microsillons, en s’appuyant sur la programmation du Centre et sur les pratiques artistiques contemporaines, aborde des questions de société au sens large et entend relier l’expérience artistiques à la vie publique et quotidienne.
* Plusieurs prix ont récompensé le collectif, dont un prix fédéral en médiation d’art ainsi que la bourse pour médiateur en art contemporain de la Ville de Genève en 2008.
PROJETS DE MEDIATION
LECTURES AUTOUR DE PANORAMA
En lien avec l’exposition PANORAMA, le collectif microsillons travaille avec un groupe réunissant des étudiants en art, en communication et design, ainsi que des spécialistes de la discipline en les invitant à réfléchir au rôle et aux usages du graphisme, compris dans un sens large.
Le groupe se réunit à trois occasions, les 7 et 28 avril et le 26 mai 2011. Lors de ces rencontres, la discussion s’articule autour de la lecture de textes et les participants s’interrogent sur la valorisation de la créativité dans la société contemporaine, le concept de «creative class» ou l’enseignement du graphisme. Les auteurs sélectionnés pour ces lectures sont Stuart Bailey, Ève Chiapello et Luc Boltanski, Max Bruisma, Hal Foster, Naomi Klein, Ellen Lupton et Abbott Miller.
Le visiteur de l’exposition pourra suivre ces discussions par le biais d’un ensemble d’éléments visuels et textuels formant une sorte de carte mentale qui sera exposée au 4e étage, en face de l’accueil.
UTOPIE ET QUOTIDIENNETÉ
Entre art et pédagogies
27.11.2009–28.03.2010
Vue de l’exposition
› Lien vers l’exposition
RENCONTRE au Centre le 5 février dans l’exposition de Klat «Tennessee Wiggler the Big Fat Worm aka le lombric cosmique»
Avec :
Klat, artistes
Jeremy Narby, anthropologue, coordinateur de projets amazoniens pour l'ONG «Nouvelle Planète», auteur de plusieurs livres dont «Le serpent cosmique».
Pascal Boivin, ingénieur agronome et spécialiste des sols, professeur et responsable de la filière Agronomie (Horticole) à la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (Hepia). Il y dirige des travaux sur l'épuration par des sols «vivants» c'est-à-dire abritant une activité biologique intense.
Lionel Chabbey, horticulteur, ingénieur agronome, a participé au relevé des peuplements lombriciens du plateau suisse en collaboration avec Gérard Quendet. Actuellement, il s'emploie à mettre en place des stratégies pour permettre le développement des arbres en milieu urbain.
Sébastien Favez, ancien programmateur des «films d’horreur du samedi soir» au cinéma Kinétik de l’ancien site d’Artamis. Spécialiste de séries B et Z.
INSTALLATION COLOGNY CROC’ ET JIVERU
«Jiveru», un projet réalisé par microsillons avec les enfants d’une classe de l’école primaire de Cologny (Genève)
Le collectif microsillons a été mandaté par la mairie de Cologny pour réaliser une installation artistique dans la salle Cologny Croc’ de l’école primaire de Cologny. Cette installation fonctionne comme une structure permettant aux instituteurs d’y présenter des activités menées avec leurs classes.
Pour inaugurer cette nouvelle installation, le dispositif a accueilli comme premier projet «JIVERU», une microédition conçue par microsillons avec les enfants de la classe de troisième primaire de Madame Belotti.
«JIVERU» est un pays situé dans un archipel lointain, qui a été découvert en 2009, en sinuant entre le Centre d’Art Contemporain Genève, le Japon, la Fondation Bodmer, l’«Utopia» de l’auteur humaniste Thomas More et le dahu. Cette microédition, fruit d’une réflexion et d’un travail collectif, témoigne de la découverte de ce lieu imaginaire.
Le projet «JIVERU» a également été exposé au Centre d'Art Contemporain Genève du 7 juillet au 16 août 2009.
A CONDITION
3.02–05.03.2009
A partir de deux notions présentes au coeur de l’exposition ‘Between Art and Life’ (présentée par le Centre d’Art Contemporain Genève), le potentiel d’activation et l’anecdote, la classe 1D04 de l’École de commerce Aimée Stitelmann a été invitée à mettre en place le cadre d’une performance d’improvisation théâtrale (réalisée par la compagnie d’improvisation théâtrale ‘lesArts’).
Chaque élève a écrit une anecdote de voyage puis en a lu un extrait devant la caméra, pour s’adresser en vidéo aux comédiens et leur proposer un point de départ pour improviser. Des objets liés aux anecdotes, nommés sur des panneaux que les comédiens sont invités à tirer au sort pendant leurs performances, ont également été désignés.
Une réflexion sur l’histoire de la scène a été menée en classe avec l’aide d’Eric Eigenmann, maître d’enseignement et de recherche en dramaturgie à l’Université de Genève. A partir de ces éclairages historiques, ainsi que d’une réflexion sur l’espace scénique dans des cadres contemporains et extra-théâtraux, les élèves ont choisi l’emplacement, la forme et l’habillage de la scène sur laquelle la compagnie d’improvisation théâtrale ‘lesArts’ est intervenue le soir du vernissage de ‘Between Art and Life’.
LIEUX COMMUNS
Février-Mars 2008
L’exposition «Lieux communs» est le fruit d’une collaboration de plusieurs mois avec des artistes travaillant dans les ateliers multimédias du foyer Pinchat de la Fondation Clair Bois.
Plusieurs visites au Centre d’art contemporain Genève ont amené Alexandre Baumgartner, Yvan Mallo, Daniel Rabina, Sabrina Renlund, Salvatore Sortino et José Tena à porter, par le biais de leurs œuvres, un regard critique, lucide, grinçant parfois, poétique aussi, sur la place qui est laissée aux personnes à mobilité réduite dans la Cité en général, et dans les institutions d’art contemporain en particulier.
Conçus pour ce contexte spécifique, les travaux de ces artistes soulèvent des questions qui appellent non seulement une prise de conscience, mais aussi des réponses concrètes. Une volonté d’utiliser l’art comme un moyen de revendiquer un changement dans les politiques d’accessibilité – ce qui n’est pas sans rappeler certains moments de l’histoire de la critique institutionnelle – traverse les œuvres l’exposition.
Lieux Communs est un projet proposé par « microsillons », réalisé en collaboration avec Laurence Favre, Alexa Boussière, Olga Kamienik, Sylvie Sublet, et Christian Ramondetto qui encadrent les ateliers multimédias de la Fondation Clair Bois, foyer Pinchat.
En savoir plus… [http://microsillons.org/lieuxcommuns]
ATTACHÉS CULTURELS
Avril-Septembre 2007
en partenariat avec Pro Helvetia
D’après les statistiques, la majorité des Suisses ne s’intéresse pas à l’offre culturelle et consomme tout au plus de la musique populaire ou des blockbusters du grand écran. La médiation traditionnelle ne parvient pas à les atteindre, soit parce qu’ils évitent activement la médiation du fait qu’elle fait partie du “gâteau culturel”, soit parce que les offres ne ciblent pas leurs besoins ou qu’ils n’y prêtent pas attention. Le projet « Attaché-e Culturel-le : CH » de Pro Helvetia souhaite montrer une nouvelle voie. Ce projet, encore dans sa phase pilote, a été proposé dans trois institutions suisses: le Centre d’Art Contemporain Genève, l’Aargauer Kunsthaus à Aarau et le Museo Vela à Ligornetto.
En savoir plus… [http://microsillons.org/listeprojets.html#Attaches]
ENQUÊTE AUTOUR D’UNE DISPARITION
Avril-Mai 2006
Un groupe d’une dizaine d’enfants (8 à 12 ans) de la Maison de quartier de la Jonction - située à proximité immédiate du Centre d’Art Contemporain - répond au scénario suivant : les oeuvres de Gary Webb ont disparu et il faut en retrouver les traces dans le quartier. Pour ce faire, les enfants visitent l’exposition en relevant dans les sculptures des éléments qu’ils reconnaissent, des "indices". Armés d’appareils photo, ils recherchent ensuite ces indices dans la rue. Un bureau d’enquête est finalement installé au Centre d’Art Contemporain et leurs photos sont mises en relation avec les images des sculptures de l’artiste (qui ont à ce moment-là réellement disparu du Centre).
En savoir plus… [http://microsillons.org/enquete]
CABINET DE CURIOSITÉS EXTRA-TERRESTRES
Décembre 2005
Des explorateurs extra-terrestres aimeraient présenter la terre aux habitants de leur planète en créant un musée. Pour ce faire, ils demandent à une classe de deuxième enfantine et première primaire de les aider à constituer une collection. Les élèves de la classe de madame Hibon, de l’école Montchoisy, récoltent les objets qui représentent le mieux notre planète à leurs yeux et les donnent aux extra-terrestres. Ceux-ci utilisent des boules transparentes pour les transporter et les conserver dans leur musée.
En savoir plus… [http://microsillons.org/cabinet/entreecabinet.html]
CONTACTS
Marianne Guarino-Huet et Olivier Desvoignes, responsables des projets de médiation
+41 22 329 18 42
|